Incident à la frontière intercoréenne. L'armée sud-coréenne a effectué des tirs de sommation après que cinq soldats du Nord eurent franchi une limite de la zone démilitarisée. La tension est grande dans la région. La Corée du Sud et le Japon se sont félicités de l'adoption hier à l'ONU d'une mise en garde contre un essai nucléaire du régime communiste. Séoul et Tokyo pensent savoir que l'essai annoncé par Pyong Yang est imminent.
Vendredi le Conseil de sécurité des Nations Unies a exhorté le régime communiste à reprendre les pourparlers à six, qu'il boycotte depuis bientôt un an. Déclaration non contraignante, et qui ne mentionne pas de sanctions. A Vladivostock, ville portuaire russe à proximité de la frontière nord-coréenne, le centre météorologique de la région s'apprète à observer les répercussions sismiques de l'essai quand il se produira. Pour la population de Vladivostock, ce sont les risques de radiation qui inquiètent : "Bien sûr que je suis pessimiste. Nous sommes très proches et cela nous inquiète, parce que nos maisons, nos familles, nos amis, se trouvent tous ici, et je pense que cela aura un impact sur nous", explique une habitante de Vladivostock.
"J'ai peur que quelque chose nous touche. D'autant que c'est un essai nucléaire. Les radiations c'est quelque chose de sérieux, nous en avons suffisamment ici. Cela présente un réel danger pour la population", ajoute un autre.
De source chinoise, la Corée du Nord pourrait mener son essai à quelque 2.000 mètres sous terre dans une mine de charbon désaffectée, dans le nord du pays.
Source: EuroNews